L’association
en quelques mots

L’association TRANS SANTÉ France - FPATH est née de la volonté de personnels de santé et de personnes transgenres de travailler ensemble pour une meilleure connaissance de la transidentité et des variations de genre, une meilleure approche des enjeux de santé liés à la dysphorie de genre et une évolution des pratiques médicales, sociales et administratives.
Deux des axes importants de l’association sont l’accompagnement et la prise en charge médicale des personnes trans avec notamment l’amélioration de l’accès au soin et la dépathologisation de la transidentité.

Elle produit des contributions issues des travaux des groupes de propositions afin de faire avancer la cause des personnes transidentitaires et/ou non binaires en France.

Elle collabore au DIU "Accompagnement, soins et santé des personnes transgenres" qui vise à l’acquisition de compétences humaines et professionnelles par l’apport de connaissances théoriques et d’exemples pratiques de parcours transidentitaires.

Elle organise chaque année un congrès ouvert à tou·tes afin de diffuser et d’échanger autour des différents savoirs liés à la diversité de la transidentité.

Pour en savoir plus
sur l’association

Notre association est née de la volonté de personnels de santé et de personnes transgenres de travailler main dans la main pour une meilleure connaissance de la transidentité et des variations de genre (binaires et non-binaires), une meilleure approche des enjeux de santé liés à la dysphorie de genre et une évolution des pratiques médicales, sociales et administratives.

Cette association est structurellement originale, car elle est constituée de dix-huit collèges composés de personnes trans, de familles concernées, d’associations, de professionnels de santé impliqués dans l’accompagnement des personnes trans et dans les questions en lien avec la santé trans, de chercheurs et d’universitaires des sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie…), de la médecine, de l’éthique médicale et du droit.

Deux des axes importants de l’association sont l’accompagnement et la prise en charge médicale des personnes trans avec notamment : l’amélioration de l’accès au soin, la dépathologisation de la transidentité par la mise en œuvre des pratiques les plus actuelles en termes d’accompagnement. Il est bon de rappeler que la transidentité n’est ni une mode, ni une lubie, encore moins une maladie, même si le parcours trans peut nécessiter, selon les besoins et les choix personnels, un traitement hormonal, des opérations chirurgicales, un accompagnement psychologique, un accompagnement orthophonique… Le recours à la médecine doit pouvoir s’effectuer avec le moins de contraintes administratives possible pour faciliter l’accès aux soins auprès de personnels de santé formés à cette question, tant dans le domaine libéral qu’hospitalier : généralistes, infirmier·es, endocrinologues, orthophonistes, psychologues, psychiatres, etc.

L’association TRANS SANTÉ France – FPATH veut contribuer à cette ouverture par une meilleure formation à ces questions, de meilleures connaissances, mais aussi une offre de soins augmentée et une prise en charge moins, voire non restrictive par l’Assurance maladie. L’association est un espace de débats autour de la diversité des pratiques et parcours au sein d’un dialogue respectueux de chacun·e. Enfin, elle veut promouvoir la recherche clinique portant sur l’efficience des pratiques de soins et d’accompagnement. Elle organise un congrès annuel ouvert à tous afin de diffuser et d’échanger autour des différents savoirs liés à la diversité de la transidentité.

L’Organisation Mondiale de la Santé définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». La santé est ainsi prise en compte dans sa globalité. Elle est associée à la notion de bien-être.

La Charte d’Ottawa, établie à l’issue de la première Conférence internationale du 17 au 21 novembre 1986 et ratifiée par la France, précise que la promotion de la santé a pour but de « donner aux individus davantage de maîtrise de leur propre santé et davantage de moyens de l’améliorer ».

C’est dans cet état d’esprit que l’association TRANS SANTÉ France – FPATH aborde son action.

  1. Personnes concernées : les personnes transidentitaires
  2. Familles de personnes transidentitaires
  3. Associations de personnes transidentitaires ou de familles de personnes transidentitaires
  4. Psychiatres
  5. Pédopsychiatres
  6. Endocrinologues
  7. Endocrinologues pédiatriques
  8. Chirurgiens
  9. Médecins de la fertilité et de la reproduction
  10. Médecins généralistes
  11. Autres médecins impliqués : dermatologues, infectiologues, anesthésistes…
  12. Sexologues (médecins, psychologues, psychothérapeutes… formés en sexologie)
  13. Orthophonistes
  14. Psychologues
  15. Travailleurs sociaux
  16. Infirmier·es spécialisé·es ou coordonateur·trice de soins
  17. Professionnels du droit ou des sciences humaines et sociales : sociologues, philosophes, ethnologues, anthropologues, éthiciens, juristes et avocats des droits de l’homme et du droit civil et des personnes…
  18. Représentants du monde de l’entreprise, de l’éducation, de la société civile ou des cultes…
  • GP Conseil scientifique (Congrès, DIU, recherche…)
  • GP Autodétermination éclairée (dépathologisation du parcours médical, sécurisation des médecins…)
  • GP Éléments de langage (code de bonne conduite, respect des personnes trans…)
  • GP Soutien aux personnes engagées dans l’accompagnement des personnes trans (en construction)
  • GP Communication (relations publiques, construction d’un site internet informatif sur la transidentité…)

La SoFECT, Société Française d’Étude et de prise de Charge de la Transidentité, était une société savante, exclusivement composée de médecins, créée en 2010, et dont la dissolution a été actée en mars 2020.

Son dernier Président, le Dr Nicolas MOREL-JOURNEL, et les membres du bureau, avaient accepté de prendre cette responsabilité en décembre 2019 afin d’acter la dissolution de la Société. En effet, depuis déjà plusieurs années, de nombreux médecins évoquaient régulièrement l’inadéquation grandissante au sein même de la SoFECT entre sa raison d’être, son fonctionnement, la réalité des parcours transidentitaires et les conditions d’accueil et de prise en charge par certains établissements ou professionnels de santé.

Voulant se démarquer totalement de la SoFECT et faire rupture avec les pratiques antérieures, un groupe s’est constitué autour du projet de création d’une nouvelle association dédiée à la santé des personnes transgenres, composée collégialement de professionnels médicaux et paramédicaux, de personnes concernées, de membres de leurs familles, d’associations engagées dans l’accompagnement et le soutien des personnes trans et de leurs proches, ainsi que de professionnels pouvant intervenir dans les parcours transidentitaires (travailleurs sociaux, éducateurs, sociologues, juristes…). Son assemblée constitutive s’est tenue en novembre 2020.

Dans un premier temps dénommée seulement FPATH (French Professional Association for Transgender Health) au moment du dépôt de ses statuts en février 2021, en référence à la WPATH (World Professional Association for Transgender Health) pour sa vision progressiste des parcours médicaux, l’association s’est rapidement choisi de façon collégiale un nom en français et un logo permettant de véhiculer son message de volonté de réforme des pratiques, d’ouverture aux personnes transgenres, à leurs familles et aux associations de proximité.

Ainsi est née en quelques mois l’association TRANS SANTÉ France – FPATH, doté de statuts totalement nouveaux et d’une charte éthique encadrant les comportements de ses membres, qui implique notamment l’acceptation du principe de dépathologisation des variances de genre et la reconnaissance de la diversité des identités de genre. Sa présidence est assurée par un binôme composé d’un Président, le Dr Nicolas MOREL-JOURNEL, chirurgien urologue au CHU de Lyon, et d’une Vice-présidente, Béatrice DENAES, journaliste et autrice de « Ce corps n’était pas le mien. Histoire d’une transition tant attendue ».

Les statuts de l’association et sa charte éthique feront d’ailleurs l’objet de débats entre les membres de l’association dès son 1er congrès que se tiendra à Lille les 23 et 24 septembre 2021, afin d’y apporter les modifications et améliorations qui sembleraient nécessaires au plus grand nombre.

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